So. "Le fait du prince."





Je n'avais qu'une envie, qu'une très faible chimère, crier à qui voulait l'entendre que leur modes de penser absurde achevait de me rendre folle. Nous devons nous en tenir aux préceptes de la société, oui, restons dans le rang. D'accord, prennons ça comme des affres de la vie quotidienne, c'est incontournable paraît-il. Je n'ai qu'une attente, l'autonomie complète. On criait au despotisme, maintenant on qualfifie le puritanisme d'aject. On doit faire face à l'absurdité, chaque jour. J'essaye de me dire que c'est tout naturel d'aimer ressentir ces vertiges meurtriers, mais ça c'est absurde, parce que personne ne devrait aimer ça. J'en suis intimement convaincue. On essaye vainement de parler de réflexion, d'intelligence et d'art du langage. Hors je n'y crois pas. Plus. Alors j'essaye d'absorber un maximum, de comprendre, d'apprendre et d'en tirer des leçons pour pouvoir parvenir à maitriser une once de cet art du langage. Mon écriture marginale laisse à désirer, je le sais, je n'en ai que faire. Etrangement grace à ça je crois en l'idée de l'instant présent, l'instant de l'écriture. Mais ça n'est et restera qu'un enchantement malsain face à ces irritations chimériques. Croire que j'en suis capable devient une pensée perverse et vulgaire, alors on oublie, on continu notre quotidien. C'est une condamnation, mais peu importe (inch'Allah.).






































Un tendre je t'aime.
So. "Le fait du prince."
# Posté le dimanche 07 septembre 2008 13:43
Modifié le samedi 13 juin 2009 12:52

Comment accepter d'être aveugle pour être heureux?...Comment tourner le dos à soi-même sans faire face à sa propre négation? Photo prise à Brooklyn, lors de cette visite merveilleuse. Je l'ai appellée l'homme blanc.

Dit moi comment t'aimer, comment faire pour te garder .
















Je lui avait épargné la seule vraie mort, qui est l'oubli. Vous me considérez comme un assassin, quand je suis l'un des rarissimes êtres humains à n'avoir tué personne. Regardez autour de vous et regardez-vous vous-même : le monde grouille d'assassins, c'est-a-dire de personnes qui se permettent d'oublier ceux qu'ils ont prétendu aimer. Oublier quelqu'un : avez-vous songé à ce que cela signifiait ? L'oubli est un gigantesque océan sur lequel navigue un seul navire, qui est la mémoire. Pour l'immense majorité des hommes, ce navire se réduit à un rafiot misérable qui prend l'eau à la moindre occasion, et dont le capitaine, personnage sans scrupules, ne songe qu'à faire des économies. Savez-vous en quoi consiste ce mot ignoble ? A sacrifier quotidiennement, parmi les membres de l'équipage, ceux qui sont jugés superflus. Et savez-vous lesquels sont jugés superflus ? Les salaud, les ennuyeux, les crétins ? Pas du tout ; ceux qu'on jette par-dessus bord, ce sont les inutiles - ceux dont on s'est déjà servi. Ceux-là nous ont donné le meilleur d'eux-mêmes, alors, que pourraient-ils encore nous apporter ? Allons, pas de pitié, faisons le ménage, et hop ! On les expédie par-dessus le bastingage, et l'océan les engloutit, implacable. Et voilà comment se pratique en toute impunité le plus banal des Assassinats. *Amélie Nothomb.















Comment accepter d'être aveugle pour être heureux?...Comment tourner le dos à soi-même sans faire face à sa propre négation?               Photo prise à Brooklyn, lors de cette visite merveilleuse. Je l'ai appellée l'homme blanc.
# Posté le lundi 24 mars 2008 04:46
Modifié le dimanche 17 mai 2009 13:25